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    <title>AgendaLyon - Aujourd'hui</title>
    <link>http://www.agendalyon.org/today</link>
    <description>Liste des &#233;v&#232;nements pr&#233;vus pour aujourd'hui.</description>
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      <title>Le jeudi du Doc : &quot; Kogis : le Message des Derniers Hommes &quot; de Eric Julien</title>
      <author>L'Atelier des Canulars</author>
      <link>http://www.agendalyon.org/2012-02-23/le-jeudi-du-doc-kogis-le-message-des-derniers-hommes-de-eric-julien</link>
      <description>Le jeudi du Doc : &quot; Kogis : le Message des Derniers Hommes &quot; de Eric Julien, 2005, 56 min

&#171; En perdant notre territoire, nous perdons notre m&#233;moire... &#187;

Tel est le cri d'alarme des Indiens Kogis, les derniers repr&#233;sentants d'une soci&#233;t&#233; pr&#233;colombienne qui souhaiteraient continuer de vivre en harmonie avec les autres,avec eux-m&#234;mes, avec la nature.
Ce film n'est pas un film sur les Indiens Kogis de Colombie, leurs pens&#233;es, leur mode de vie, mais sur la relation fronti&#232;re qui s&#233;pare deux mondes : celui d'une tradition mill&#233;naire bas&#233;e sur une relation intime au vivant et celui de notre modernit&#233; toujours plus rapide, plus individualiste. Un film o&#249; l'on d&#233;couvre que dans la soci&#233;t&#233; kogi, la solidarit&#233; est une r&#233;alit&#233; v&#233;cue, partag&#233;e et dont la finalit&#233; est de maintenir l'&#233;quilibre.
&#201;quilibre de soi avec soi, soi avec les autres, soi avec le monde. Une soci&#233;t&#233; qui lutte pied &#224; pied pour ne pas perdre leur m&#233;moire &quot; car la m&#233;moire&quot; disent-ils &quot;c'est comme les yeux qui ont &#233;t&#233; faits pour voir, si elle se perd tout devient obscur...&quot;
Tourn&#233; &#224; la demande des Kogis sur une p&#233;riode de plus de 15 mois, ce documentaire a pour objectif de porter leur parole et de montrer comment ils font face aux grands paradoxes de notre temps. Des images rares, tourn&#233;es avec pudeur. De la Sierra Nevada de Santa Marta en Colombie au mus&#233;e du Louvre &#224; Paris o&#249; trois d'entre eux
d&#233;couvrent un vestige pr&#233;cieux de leurs anc&#234;tres, les Tayronas, ce documentaire nous invite &#224; un itin&#233;raire &#233;tonnant, o&#249; la tradition de cette communaut&#233; questionne notre modernit&#233;.
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Eric Julien, 49 ans, fondateur et pr&#233;sident de l&#8217;association Tchendukua &#8211; Ici et ailleurs, raconte son combat pour d&#233;fendre la communaut&#233; des Indiens Kogis en Colombie.

Comment s&#8217;est pass&#233;e votre premi&#232;re rencontre avec les Indiens Kogis ?

C&#8217;&#233;tait il y a 24 ans. J&#8217;essayais d&#8217;atteindre les sommets enneig&#233;s de la Sierra Nevada de Santa Marta en Colombie, lorsque j&#8217;ai &#233;t&#233; atteint d&#8217;un &#339;d&#232;me pulmonaire. Je n&#8217;ai d&#251; mon salut qu&#8217;&#224; leur pr&#233;sence dans ces montagnes. Leur pr&#233;sence et leurs soins. Ils m&#8217;ont recueilli et ils m&#8217;ont sauv&#233; la vie.
Les Indiens Kogis m&#8217;ont parl&#233; de leurs montagnes, de la gu&#233;rilla qui pillait leurs r&#233;serves alimentaires, des milices paramilitaires et des incursions de l&#8217;arm&#233;e, de la d&#233;forestation furieuse, qui a entra&#238;n&#233; la destruction de plus de 75 % de la for&#234;t en moins de 40 ans. Ils m&#8217;ont racont&#233; les pilleurs de tombes, les narcotrafiquants, les produits d&#233;foliants r&#233;guli&#232;rement dispers&#233;s sur leurs terres. Leurs difficult&#233;s &#224; vivre sur des espaces de plus en plus r&#233;duits, accul&#233;s sous les sommets enneig&#233;s, l&#224; o&#249; la survie devient difficile. Je leur ai alors promis de les aider &#224; retrouver leurs terres. Il me semblait normal, &#233;vident m&#234;me, qu&#8217;ils puissent reprendre possession de leur territoire, dont ils avaient &#233;t&#233;, m&#233;thodiquement et sans interruption, d&#233;pouill&#233;s depuis l&#8217;arriv&#233;e des conquistadors. J&#8217;ai donc fond&#233;, en 1997, l&#8217;association Tchendukua &#8211; Ici et ailleurs. Avec, comme objectif, de rassembler des fonds pour racheter les terres des Kogis.

Quels ont &#233;t&#233; les r&#233;sultats de votre action ?

D&#232;s 1998, nous avons pu racheter une premi&#232;re parcelle de 70 ha. Nous avons alors connu des moments de gr&#226;ce : Miguel, le chaman, m&#8217;a ouvert son territoire. Une petite fille de 8 ans est m&#234;me repartie dans la vall&#233;e, &#224; plusieurs heures de marche, pour me rapporter quelques mangues&#8230; simplement parce que je lui avais dit que j&#8217;aimais ce fruit !
J&#8217;&#233;prouvais une immense joie &#224; chaque fois que je parcourais ces terres arrach&#233;es &#224; la furie des hommes : j&#8217;y croisais des enfants, des visages connus. Les villages et les maisons prouvaient que l&#8217;utopie devenait r&#233;alit&#233;.

Et puis il y a eu la disparition, la mort. Une famille Kogi qui disparait, puis un voisin, un ami proche que l&#8217;on ne voit plus&#8230; Et puis Gentil Cruz, compagnon de la premi&#232;re heure, mon &#171; fr&#232;re &#187;, enlev&#233;, assassin&#233;.
Plusieurs fois s&#233;questr&#233; par la gu&#233;rilla ou les paramilitaires, il avait toujours r&#233;ussi &#224; leur &#233;chapper. Jusqu&#8217;au jour o&#249;&#8230; En novembre 2004, il est une nouvelle fois enlev&#233; par les milices paramilitaires qui s&#233;vissent aujourd&#8217;hui encore sur la c&#244;te cara&#239;be. Ce n&#8217;est que deux ans plus tard que l&#8217;on a appris qu&#8217;il avait &#233;t&#233; tortur&#233; et assassin&#233;. Les motifs restent obscurs et son corps n&#8217;a jamais &#233;t&#233; retrouv&#233;.

Quelle est la situation des Kogis aujourd&#8217;hui ?

Malgr&#233; la conqu&#234;te espagnole, l&#8217;esclavage, la torture, la d&#233;forestation, le pillage de leurs tombes, la gu&#233;rilla et les paramilitaires, les Kogis (estim&#233;s &#224; 12 000 personnes) sont toujours l&#224;. Pr&#232;s de 1500 ha de terres ont &#233;t&#233; rachet&#233;s et restitu&#233;s, 50 familles se sont r&#233;install&#233;es, soit pr&#232;s de 300 personnes et des centaines d&#8217;hectares de for&#234;t ont pu &#234;trepr&#233;serv&#233;s ou reconstitu&#233;s.

AGIR !!! GR&#194;CE A &quot;L&#8217;OPERATION  TIERRA &quot;

A travers l'op&#233;ration Tierra, il s'agit de recueillir des fonds pour aider les habitants de la Sierra Nevada &#224; retrouver leurs territoires en terres chaudes,
n&#233;cessaires pour pr&#233;server l'&#233;quilibre de leur univers et transmettre leur savoir.
L'objectif est d'acheter plusieurs terrains pour permettre aux Kogis de recr&#233;er leurs villages, pr&#233;server une vall&#233;e. A ce jour gr&#226;ce &#224; vous, nous avons pu acqu&#233;rir 12 terrains d'une surface totale de 932 hectares. Trois terrains sont en cours d'acquisition pour une surface de 520 hectares.
1000 carr&#233;s verts (15 X 15 cm, num&#233;rot&#233;s de 1 &#224; 1000) ont &#233;t&#233; imprim&#233;s afin d'&#234;tre diffus&#233;s et vendus. Chaque carr&#233; est mis en vente au prix minimum de 30 Euros, ce qui repr&#233;sente une moyenne de 18 m2 de terres achet&#233;es. Pour 5 Euros suppl&#233;mentaires, un arbre pourra &#234;tre plant&#233; pour &quot;une for&#234;t &#224; venir&quot;. Ainsi, pour 1000 carr&#233;s verts vendus, avec 30 000 Euros, les Kogis pourront acheter une nouvelle terre dont la surface peut-&#234;tre &#233;valu&#233;e &#224; 80 hectares
Contact : contact-france@tchendukua.com



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      <pubDate>Sat, 28 Jan 2012 14:05:12 +0000</pubDate>
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